Quel est le moment idéal pour opérer un LCA ?

Opération du ligament croisé

La chirurgie du ligament croisé antérieur (LCA) n’est pas une intervention urgente et ne doit pas être pratiquée dans la phase aiguë qui suit la blessure, mais la reporter indéfiniment peut avoir de graves conséquences.

Qu’est-ce qu’une lésion du LCA ?

La blessure du LCA est l’étirement ou la rupture des fibres du ligament croisé antérieur. Cette blessure peut se produire de manière complète, également appelée blessure totale (environ 95 % des cas), dans laquelle les deux bandes du LCA sont rompues, ou partielle, dans laquelle l’une des bandes est rompue et l’autre reste intacte, ce qui nécessite une Opération du ligament croisé auprès d’un chirurgien spécialisé.

Le ligament croisé antérieur peut être blessé de plusieurs façons :

  • Décélération
  • Un arrêt soudain ou même une collision
  • Un changement rapide de direction
  • Une fracture du genou

En général, les lésions du ligament croisé antérieur s’accompagnent d’une sensation d’instabilité à la marche, comme si le genou avait perdu son « axe ». Les autres symptômes du LCA sont la douleur et le gonflement après une rupture totale ou partielle, ainsi qu’une mobilité réduite et une gêne à la marche.

Quand opérer le ligament croisé ?

Une opération est nécessaire, si les objectifs du patient ou la fonctionnalité du genou sont compromis. Il est donc recommandé d’effectuer un travail préopératoire axé sur le renforcement du bas du corps et du tronc. Cependant, lorsque l’opération est pratiquée trop tôt, le patient a tendance à avoir une récupération initiale plus difficile et plus douloureuse.

En outre, le risque d’arthrofibrose, c’est-à-dire la formation d’adhérences à l’intérieur du genou qui limitent la mobilité de l’articulation, est plus élevé. Il est donc nécessaire que la phase de gonflement et de douleur plus intense soit déjà passée, que le patient ait une mobilité du genou proche de la normale et qu’il soit capable de marcher avec un confort raisonnable avant l’intervention.

Le temps nécessaire dépend de l’intensité du traumatisme initial, de la présence d’éventuelles lésions associées (notamment du ligament latéral interne), de l’état de la musculature avant la blessure et de la réponse individuelle de chaque patient.

Il faudra que vous vous prépariez logistiquement à la période postopératoire. Au moment de choisir la date de l’opération, il est indispensable d’évaluer si vous serez en mesure de reporter d’autres engagements et de vous consacrer à la récupération de votre genou, principalement pendant le premier mois suivant l’opération.

En règle générale, reporter l’intervention de quelques mois pour l’adapter à une période de vacances ou pour mieux s’organiser au travail est une conduite raisonnable et généralement sans conséquences majeures. En revanche, le fait de reporter indéfiniment l’opération augmente considérablement le risque de blessures secondaires dues à d’autres entorses et le risque de développer une arthrose du genou.

Les résultats fonctionnels et la reprise du sport sont également favorisés par une chirurgie précoce, selon les résultats d’une étude menée en Corée. Cette capacité de récupération après une chirurgie précoce est indépendante de la présence ou de l’absence de lésions du ménisque ou du cartilage.